Découvrez, étape par étape, les coulisses de ce chantier unique.

  • L’enregistrement d’un « nuage de points » dans la grotte ornée du Pont-d’Arc dite grotte Chauvet a permis d’obtenir une surface continue correspondant à la volumétrie originelle.
    L’enregistrement d’un « nuage de points » dans la grotte ornée du Pont-d’Arc dite grotte Chauvet a permis d’obtenir une surface continue correspondant à la volumétrie originelle.
  • Le modèle numérique intégral de la réplique, issu du travail croisé des entreprises, du géomètre,
des maitres d’oeuvre et des scientifiques, sert de référence à l’ensemble du travail de construction.
    Le modèle numérique intégral de la réplique, issu du travail croisé des entreprises, du géomètre, des maitres d’oeuvre et des scientifiques, sert de référence à l’ensemble du travail de construction.
  • Les éléments remarquables de la grotte originale identifiés par les scientifiques sont compactés dans un espace plus réduit. Les architectes et scénographes ont pu imaginer la réplique de la grotte (à gauche) selon le principe de l’anamorphose (à droite).
    Les éléments remarquables de la grotte originale identifiés par les scientifiques sont compactés dans un espace plus réduit. Les architectes et scénographes ont pu imaginer la réplique de la grotte (à gauche) selon le principe de l’anamorphose (à droite).
  • Des milliers de tiges métalliques (150 kilomètres au total) ont été façonnées à la main pour réaliser des profils dont chaque modèle est unique.
    Des milliers de tiges métalliques (150 kilomètres au total) ont été façonnées à la main pour réaliser des profils dont chaque modèle est unique.
  • Les tiges sont ensuite soudées entre elles pour former des structures restituant parfaitement les formes, les voûtes, les parois et les sols de la cavité originale.
    Les tiges sont ensuite soudées entre elles pour former des structures restituant parfaitement les formes, les voûtes, les parois et les sols de la cavité originale.
  • Le squelette de la grotte recrée réalisé est ensuite fixé au plafond du bâtiment de la réplique.
    Le squelette de la grotte recrée réalisé est ensuite fixé au plafond du bâtiment de la réplique.
  • Sur ces cages métalliques, les ouvriers projettent deux couches de mortier paysager réalisé à partir de matières minérales et liants naturels .
    Sur ces cages métalliques, les ouvriers projettent deux couches de mortier paysager réalisé à partir de matières minérales et liants naturels .
  • Les sculpteurs interviennent ensuite sur le mortier pour lui donner du relief, travailler sa forme, creuser des failles en se fiant au « carnet de facies », réalisé par les géomorphologues du laboratoire Edytem, pour être au plus proche de la réalité (couleurs, textures, matières spécifiques).
    Les sculpteurs interviennent ensuite sur le mortier pour lui donner du relief, travailler sa forme, creuser des failles en se fiant au « carnet de facies », réalisé par les géomorphologues du laboratoire Edytem, pour être au plus proche de la réalité (couleurs, textures, matières spécifiques).
  • Une fois les volumes réalisés, les décorateurs apportent la touche finale avec leurs brosses, éponges et ajoutent de la couleur à l’aide de jus d’ocres, de terres et de manganèses.
    Une fois les volumes réalisés, les décorateurs apportent la touche finale avec leurs brosses, éponges et ajoutent de la couleur à l’aide de jus d’ocres, de terres et de manganèses.
  • Les ouvriers des entreprises Cofex-Freyssinet réalisent les passerelles que les visiteurs de la Caverne emprunteront.
    Les ouvriers des entreprises Cofex-Freyssinet réalisent les passerelles que les visiteurs de la Caverne emprunteront.
  • Installation des passerelles par les ouvriers des entreprises Cofex-Freyssinet. Le parcours effectué par les visiteurs sera de 250 mètres.
    Installation des passerelles par les ouvriers des entreprises Cofex-Freyssinet. Le parcours effectué par les visiteurs sera de 250 mètres.
  • Une réalisation au millimètre près : les relevés 3D ont permis de construire des moules permettant de réaliser en Dordogne dans l’atelier d’Alain Dalis – Arc et Os, 27 panneaux pariétaux en résine et matières naturelles.
    Une réalisation au millimètre près : les relevés 3D ont permis de construire des moules permettant de réaliser en Dordogne dans l’atelier d’Alain Dalis – Arc et Os, 27 panneaux pariétaux en résine et matières naturelles.
  • Alain Dalis dans son atelier de Montignac : sur ces « modules » sont projetées les représentations des peintures pariétales de la grotte originale.
    Alain Dalis dans son atelier de Montignac : sur ces « modules » sont projetées les représentations des peintures pariétales de la grotte originale.
  • Les artistes tentent alors de retrouver le geste et le mouvement de l’artiste paléolithique pour recréer les figures. Ils travaillent également la matière et les couleurs de la paroi avec ses reflets, sa patine, son relief…
    Les artistes tentent alors de retrouver le geste et le mouvement de l’artiste paléolithique pour recréer les figures. Ils travaillent également la matière et les couleurs de la paroi avec ses reflets, sa patine, son relief…
  • Gilles Tosello a réalisé dans son atelier toulousain deux panneaux emblématiques de la grotte : le panneau des chevaux et la grande fresque des lions. Spécialiste de l’art pariétal et membre de l’équipe scientifique, il a utilisé les mêmes méthodes que l’aurignacien : fusains de charbon de bois à partir de pin sylvestre brûlé.
    Gilles Tosello a réalisé dans son atelier toulousain deux panneaux emblématiques de la grotte : le panneau des chevaux et la grande fresque des lions. Spécialiste de l’art pariétal et membre de l’équipe scientifique, il a utilisé les mêmes méthodes que l’aurignacien : fusains de charbon de bois à partir de pin sylvestre brûlé.
  • Stalactites, stalagmites, draperies, parois et sols concrétionnés sont reproduits par l’équipe de sculpteurs, designers, techniciens et ingénieurs de Phénomènes.
    Stalactites, stalagmites, draperies, parois et sols concrétionnés sont reproduits par l’équipe de sculpteurs, designers, techniciens et ingénieurs de Phénomènes.
  • La complexité de ce support nécessite un important travail de recherche réalisé autour de deux axes : les matériaux, les couleurs et la translucidité puis les formes sculpturales restituant un phénomène géologique. Le travail de sculpture se fait à partir de photos, de moulage et de préforme.
    La complexité de ce support nécessite un important travail de recherche réalisé autour de deux axes : les matériaux, les couleurs et la translucidité puis les formes sculpturales restituant un phénomène géologique. Le travail de sculpture se fait à partir de photos, de moulage et de préforme.
  • Les ossements ainsi que les crânes et les os déplacés par l’homme préhistorique sont réalisés par les plasticiens de Cossima Production Dasplet à partir des moulages de véritables squelettes d’ours des cavernes et des photographies prises dans la grotte originale lors de nombreuses séances de travail
    Les ossements ainsi que les crânes et les os déplacés par l’homme préhistorique sont réalisés par les plasticiens de Cossima Production Dasplet à partir des moulages de véritables squelettes d’ours des cavernes et des photographies prises dans la grotte originale lors de nombreuses séances de travail
  • Installation du panneau des chevaux par Déco-Diffusion.
    Installation du panneau des chevaux par Déco-Diffusion.
  • Déco-Diffusion décharge le panneau de la grande fresque des lions. Long de 12 mètres, ce panneau a été coupé en 5 parties : il sera recomposé dans la Caverne.
    Déco-Diffusion décharge le panneau de la grande fresque des lions. Long de 12 mètres, ce panneau a été coupé en 5 parties : il sera recomposé dans la Caverne.
  • L’exceptionnelle fresque des lions avec ses 80 animaux représentés intégrée au décor de la Caverne
    L’exceptionnelle fresque des lions avec ses 80 animaux représentés intégrée au décor de la Caverne
  • Les sculpteurs de AAB-Cofex-Freyssinet effectuent les raccords entre les panneaux pariétaux réalisés en résine et le décor en mortier paysager.
    Les sculpteurs de AAB-Cofex-Freyssinet effectuent les raccords entre les panneaux pariétaux réalisés en résine et le décor en mortier paysager.
  • Les sculpteurs de AAB-Cofex-Freyssinet effectuent les raccords entre les panneaux pariétaux réalisés en résine et le décor en mortier paysager.
    Les sculpteurs de AAB-Cofex-Freyssinet effectuent les raccords entre les panneaux pariétaux réalisés en résine et le décor en mortier paysager.
  • Les sculpteurs-plasticiens de Phénomènes créent l’ensemble des éléments géologiques de La Caverne du Pont-d'Arc.
    Les sculpteurs-plasticiens de Phénomènes créent l’ensemble des éléments géologiques de La Caverne du Pont-d'Arc.
  • Des foyers de charbon de bois et des mouchages de torches ont été réalisés en résine par Arc et Os puis intégrés au décor de la réplique.
    Des foyers de charbon de bois et des mouchages de torches ont été réalisés en résine par Arc et Os puis intégrés au décor de la réplique.
  • Réalisés en résine, 450 vestiges osseux – crânes (50 crânes de mâles, femelles et oursons), vertèbres, mâchoires, côtés, dents, tibias – sont restitués puis réinstallés dans le décor de la réplique.
    Réalisés en résine, 450 vestiges osseux – crânes (50 crânes de mâles, femelles et oursons), vertèbres, mâchoires, côtés, dents, tibias – sont restitués puis réinstallés dans le décor de la réplique.
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Photos © Conception Fabre-Speller Architectes, Atelier 3A Ollier, F. Neau, Scène, Sycpa

Développé en lien étroit avec l’équipe de recherche scientifique, La Caverne du Pont-d’Arc est un lieu innovant faisant appel à des techniques scénographiques jamais mises en œuvre à une telle échelle. 



L’agence d’architecture « Fabre et Speller » (Clermont-Ferrand / Paris), associée au cabinet ardéchois 3A a conçu ce projet « d’empreinte dans le paysage » parfaitement intégré dans l’environnement.

Pour la grotte recréée, l’objectif était de plonger les visiteurs dans une ambiance souterraine, fraîche, humide et sombre et la scénographie a été confiée à l’agence de scénographie Scène (Paris).



Le défi à relever était de taille : recréer une cavité réelle avec ses sols, ses parois, ses voûtes, soit tout un paysage souterrain réaliste destiné à accueillir les vestiges humains et animaux ainsi que les premiers chefs d’œuvres de l’humanité. Face à l’impossibilité technique de restituer l’intégralité de la cavité originale, les éléments remarquables ont été identifiés et reproduits dans une grotte artificielle de 3.500m² au sol et 8200m² de surfaces développées (sols, parois et plafonds) en s’appuyant sur le relevé numérique 3D de l’original. 

Chaque élément de la nouvelle grotte a été présenté dans des carnets de détail avec relevé 3D, photos et descriptif technique (couleurs, dimensions, textures, processus de formation, références bibliographiques). 

D’importants moyens ont par ailleurs été déployés afin de recréer la spécificité acoustique de la grotte, son ambiance silencieuse, propice au recueillement et à la concentration.

Afin de réussir ce challenge aussi difficile qu’inédit, une communauté humaine unique s’est constituée, réunissant des compétences industrielles, artisanales et artistiques complémentaires. 

Les travaux se sont déroulés de l’automne 2013 à début 2015 et 55 millions d’euros ont été investis.